Actualité des collections

A propos des collections

Le musée d'Art et d'Histoire possède des collections concernant de nombreux champs : écobues, métiers à tisser, maquettes, instruments de navigation côtoient peintures, sculptures et autres dessins.

Comme la plupart des musées, les pièces exposées dans les Galeries Permanentes ne représentent qu'une petite partie de l'ensemble des collections.

 

Régulièrement, l'équipe du musée présentera ici un focus sur une pièce en particulier, ou fera état des mouvements d'oeuvres (prêts, restaurations, etc.)

Pour toute question ayant trait aux collections, n'hésitez pas à contacter le musée.

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Le retour de l'épi siffleur et voyageur

Epi de faîtage dit "Frédéric"

Il s'appelle "Frédéric" : fabriqué au village de la Poterie, à Lamballe, cet épi de faîtage représenterait, en effet, l'empereur Frédéric II de Prusse. D'où  sa présentation dans le cadre de l'exposition "Friederisiko", à Potsdam (Berlin), au printemps et à l'été 2012; il témoignait là de la façon dont l'art populaire avait pu s'emparer de la figure de ce "despote éclairé*" contre lequel la France guerroya (*expression issue de la Philosophie des Lumière). C'est, dit-on, un potier de Lamballe , s'en revenant de la bataille de Rossbach, qui aurait créé ce modèle, repris régulièrement par la suite.

L'épi de faîtage est traditionnellement une pièce ornementale, scellée ou vissée sur le poinçon de la charpente. Les modèles en sont divers et variés : épis à anses dans le Trégor, plutôt zoomorphes à Pabu, principalement anthropomorphes à Lamballe, qui s'était fait une spécialité du "Frédéric". Ce modèle n'est cependant pas une exclusivité de cette région, il s'en trouve aussi en Dordogne.

Notre exemplaire présente une particularité : les trous dans les boutons à la base du socle ont différents diamètres. Selon le sens dans lequel soufflait le vent, le son ainsi produit variait. Une girouette immobile, donc!

Cet épi de faîtage a désormais repris sa place dans les Galeries du Musée au deuxième étage, dans la section consacrée à l'artisanat des potiers.

Zoom sur... l'album photo de René Couffon

Cordiers à Kerlouan - D.R. Musée d'art et d'histoire
Cordiers à Kerlouan - D.R. Musée d'art et d'histoire
Tricoteuses de POnt-l'Abbé - D.R. Musée d'art et d'histoire
Tricoteuses de Pont-l'Abbé - D.R. Musée d'art et d'histoire

Dans le cadre de l'exposition "Instants capturés, geste et métiers dans les collections photographiques du Musée d'art et d'histoire et de l'Imagerie", une photo extraite d'un album de René Couffon est présentée. Elle fait partie d'un important fonds : 891 clichés pris en 1915 et 1939 par cet ingénieur, né en 1888, qui fut Président de la Société d'Emulation des Côtes du Nord de 1957 jusqu'à son décès en 1973.

Ces photos d'amateur, pris lors de promenades, de voyages en Bretagne et dans d'autres régions, ont quelquefois été utilisées pour ses publications dans les Mémoires des sociétés savantes (chapelles, statuaire religieuse, monuments).

 

Une autre partie de ses clichés constitue aujourd'hui une documentation fort intéressante sur les sites touristiques, la vie sociale ou les activités quotidiennes de cette époque. C'est le cas de la photographie retenue par les élèves de la Classe Préparatoire de l'Ecole Municipale des Beaux Arts. On découvre ainsi les cordiers de Kerlouan (présentée dans l'exposition), les tricoteuses de Pont-l'Abbé par exemple.

 

 

Zoom sur... une photographie du port du Légué

Port du Légué, tirage Lucien Bailly
Port du Légué, tirage Lucien Bailly

Dans le cadre de l'exposition "Boites à mémoire, la photographie des inventeurs au collectionneur", le Musée a présenté quelques photos issues de ses propres collections.


On peut ainsi voir, au rez-de-chaussée, une photographie du port du Légué en 1860. L'auteur du cliché est inconnu. Le tirage a été réalisé dans les années 1920 par Lucien Bailly, photographe installé à Saint-Brieuc.

 

Il précise en légende : "d'après cliché procédé au collodion", indiquant ainsi que l'opérateur a été obligé  d'emmener sur place, en plus de son appareil photo, tout le matériel nécessaire au développement : quelques dizaines de kilos!

 

Tous les détails sur ce procédé contraignant et sur bien d'autres choses dans l'exposition au deuxième étage des Galeries.